Résistance à la lumière





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Résistance à la lumière
Définitions

La résistance à la lumière correspond à la résistance à la décoloration, au changement de nuance et au noircissement des couleurs (hors influence directe des intempéries).

Les modifications de l’apparence des impressions proviennent essentiellement de la dégradation de la matière colorante utilisée (pigment ou colorant). Cependant, la lumière n’agit pas seulement sur les pigments mais également sur les liants, le support ou encore les vernis de surimpression.
 
Il convient donc de considérer l’imprimé comme un tout dont le film d’encre fait partie, la matière colorante n’étant qu’un élément constitutif de ce dernier.

Il est à noter que d’autres éléments peuvent provoquer un vieillissement prématuré de l’imprimé :
• l’humidité : elle finit par délaver les impressions
• la pollution atmosphérique : elle peut être une cause de dégradation rapide
• le produit emballé : il peut migrer ou dégager des vapeurs susceptibles d’altérer l’impression
 
Facteurs influençant la résistance à la lumière

Les caractéristiques de la lumière influençant la résistance des impressions sont :
• sa nature : lumière du jour ou artificielle,
• son intensité : saison, latitude, réverbération...

La résistance à la lumière varie également avec :
l’épaisseur du film d’encre  : plus l’épaisseur du film est faible, plus la résistance à la lumière sera faible.
la transparence du film : une encre transparente résistera moins bien à la lumière.
la pigmentation de l’encre : moins l’encre sera concentrée, plus faible sera sa résistance à la lumière.
un taux élevé de charges ou de pigments blancs : une teinte pastel aura une faible résistance à la lumière même si celle-ci contient des pigments « solides lumière ».
 
A savoir...
Un vernissage ou pelliculage n’apporte pas de résistance à la lumière.
 
Mesure de la solidité lumière

La solidité lumière des encres ou des imprimés est exprimée exclusivement par rapport à la modification d’aspect colorimétrique comparativement à des étalons standardisés de laine bleue.
Les méthodes d’impressions des étalons et de mesure de la solidité se réfèrent aux normes DIN 16519 (impressions des étalons), AFNOR Q64-022, DIN 16525 et ISO 2835.

La méthode la plus couramment utilisée est l’exposition à la lumière artificielle. La source est une lampe à arc au xénon dont le spectre se rapproche de celui du soleil (Suntest).

Les éprouvettes réalisées sont exposées en même temps qu’une gamme étalon appelée échelle des bleus (ou échelle de laine). Cet étalon est constitué de bandes de tissus de laine, teintées avec 8 colorants bleus dont la solidité croît régulièrement selon une progression arithmétique de 1 à 8.

Le test de solidité prend fin lorsqu’une décoloration de l’encre évaluée est observable sur l’éprouvette test. La limite de décoloration de la zone bleue lue à cet instant sur l’échelle de laine détermine l’indice de solidité de l’encre ou du tirage.

Il est très difficile de donner des équivalences précises entre la solidité lumière des impressions et leur durabilité. En effet, comme précisé précédemment, différents facteurs combinés à la lumière peuvent altérer l’impression (intensité du soleil, humidité...). Le tableau suivant fournit une indication d’équivalence moyenne :
 
Indice de solidité , échelle de laine - Durabilité de l’impression
 
 
 
NB : au-delà de l’indice 5, si la modification est intermédiaire entre 2 indices de l’échelle des bleus, on note la solidité avec ses 2 indices (ex : 5-6). En outre, si la teinte noircit, on ajoute à l’indice la lettre N.
 
A savoir...
Principes de base de calcul de la solidité d’un mélange
La solidité lumière d’un mélange sera égale à celle du constituant ayant la solidité la plus faible.


L’ajout d’environ 50% de Laque Transparente ou de Blanc Couvrant dans un mélange fait chuter la solidité lumière de 1 point.

L’ajout d’environ 90% de Laque Transparente ou de Blanc Couvrant dans un mélange fait chuter la solidité lumière de 2 points.





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