L’impression sans alcool





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L’impression sans alcool
 
Article rédigé en collaboration avec la société Prisco®.

L’impression sans alcool a été lancée il y a plus de 30 ans aux Etats-Unis lorsque, sous la pression environnementale, la législation a imposé l’éviction de l’alcool isopropylique (isopropanol) dans les solutions de mouillage. Depuis quelques années, les nouvelles directives européennes en faveur des réductions de COV (Composés
Organiques Volatils) incitent également à privilégier des solutions sans alcool. Mais l’enjeu du sans alcool n’est pas seulement réglementaire. S’il implique un changement nécessaire des habitudes de travail, il représente également un facteur incontestable d’améliorations environnementales, économiques et qualitatives.

Du point de vue de l’imprimeur, l’alcool offre les avantages suivants bien connus :
• Réducteur de tension superficielle
→ augmentation du pouvoir mouillant de la solution et donc de l’étalement sur les parties non-imprimantes de la plaque.
• Augmentation de la viscosité de la solution de mouillage
→meilleur transport de la solution de mouillage vers les plaques.
• Action désinfectante
→ évite la formation d’algues et moisissures.

Néanmoins, l’alcool présente des inconvénients majeurs et de plus en plus contraignants pour le travail en atelier :
• Evaporation rapide
→ coût élevé (addition régulière).
• Inflammabilité élevée (point éclair 12°C)
→ conditions de stockage et d’utilisation contraignantes.
• Toxicité avérée : limite Européenne de l’isopropanol (200 ppm) facilement atteinte dans de nombreuses imprimeries.
• Impact environnemental : l’isopropanol est un COV qui participe à la destruction de la couche d’ozone.

Dans la démarche de remplacement des systèmes avec alcool, les premières générations de produits n’étaient que de « simples » solvants de substitution à l’isopropanol. Aujourd’hui, il s’agit de concentrés (même si on parle plus généralement d’additifs) de mouillage, réels produits de formulation dont les atouts sont multiples.

En plus d’un impact réduit sur l’environnement, la suppression de l’alcool offre des avantages opérationnels notables :

• une qualité supérieure des imprimés : l’équilibre eau/encre est obtenu plus facilement et la qualité de l’émulsion s’en trouve accrue d’où des points plus nets, une luminosité des couleurs accentuée et un temps de séchage réduit.

• une toxicité et une inflammabilité réduite. La composition des concentrés répond aux directives de l’Agence Européenne pour la Sécurité et la Santé sur le lieu de travail (conseil constitué de représentants des ministères ou des départements de la santé et de la sécurité de chaque pays membre de l’UE). En outre, les composants des additifs ont des points d’inflammation nettement plus élevés que l’isopropanol, offrant plus de sécurité en atelier. Certains substituts (du type Alkaless développé par Prisco®) n’ont pas de point d’inflammation.

• des coûts de consommables réduits  : bien que plus onéreux à l’achat que l’alcool, les concentrés sont plus efficaces à l’emploi et requièrent un dosage moindre et une utilisation moins redondante, d’où une économie non négligeable. Au final, l’utilisation d’additifs procure une épargne importante.

• un meilleur contrôle de la conductivité : en machine, la conductivité doit être la plus stable possible pour une bonne régularité d’impression. La conductivité est régie par les ions en solution. Or, l’alcool n’apporte aucun ion et n’augmente donc pas la
conductivité. Par contre, il peut la diminuer par effet de dilution. Les additifs, concentrés et moins volatils, permettent de réguler la conductivité tout en apportant un facteur de dilution négligeable.

• un bon pouvoir bactéricide : les concentrés de mouillage intègrent également des biocides qui compensent, voire dépassent, le pouvoir désinfectant de l’alcool : cela permet de prévenir le développement d’algues, de moisissures et de bactéries dans les solutions de mouillage.

 





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