Caractéristiques





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Caractéristiques de la solution de mouillage
La solution de mouillage est, avec la plaque et l’encre, à la base du principe de l’offset. Elle sert à éviter le dépôt d’encre sur les zones non imprimantes de la plaque et ainsi à assurer la différenciation des zones imprimantes et non imprimantes.
Les caractéristiques essentielles de la solution de mouillage sont les suivantes :
• le pH (potentiel Hydrogène)
• la tension superficielle
• le taux d’alcool isopropylique
• la température
• la conductivité
• les effets de protection

Le pH (potentiel Hydrogène)

Il mesure l’acidité ou l’alcalinité d’une solution aqueuse. L’échelle de pH permet de classer les solutions suivant leur force et varie de 0 à 14. Un pH de 7 est dit neutre.
 
 Le pH optimum pour une solution de mouillage est situé entre 4,8 et 5,5.
 
A savoir...
Le pH est une échelle logarithmique et doit de ce fait être mesuré de façon précise.
A titre d’exemple :

- à pH = 5, la solution est 10 fois plus acide qu’à pH = 6

- à pH = 4, la solution est 100 fois plus acide qu’à pH = 6.

 
Des variations en dehors de la zone idéale de pH peuvent entraîner des perturbations importantes :
• eau pas assez acide (pH > 5,5) : risque d’instabilité de la balance eau/encre obligeant une intervention sur les débits de mouillage et d’encrage. L’encre à tendance à prendre sur les zones non imprimantes. Le contraste entre aplats et demi tons tramés s’affaiblit et présente des variations tout au long du tirage, perte de brillant.
• eau trop acide (pH < 4,8) : les siccatifs contenus dans l’encre sont attaqués et le séchage peut être retardé.

Les additifs de mouillage contiennent des sels qui tamponnent (i.e. stabilisent) le pH dans la zone optimale : ils permettent que le pH de la solution de mouillage ne varie pas pendant le processus d’impression. Une fois le pH tampon atteint, tout ajout d’additif ne le modifie plus. Il convient de suivre le dosage préconisé par le fournisseur.

La mesure du pH de la solution de mouillage ne permet pas de contrôler le dosage de l’additif de mouillage. Ce contrôle ne peut être effectué que par la mesure de la conductivité.

La tension superficielle

La tension superficielle permet de rendre compte de la surface de contact entre une goutte de liquide et une surface solide. L’aptitude de la solution de mouillage à mouiller les zones non imprimantes de la plaque est un facteur essentiel de la qualité et de l’économie du processus offset.
Les agents mouillants contenus dans l’additif de mouillage abaissent la tension superficielle de la solution de mouillage pour la rendre plus faible que celle de l’eau de réseau. Ceci permet de réduire le débit du mouillage et d’obtenir une émulsion eau/encre fine et stable, une bonne dépouille du point de trame, un contraste aplat / demi tons et un brillant optimisés.

Le taux d’alcool isopropylique

L’addition d’alcool isopropylique dans la solution de mouillage produit trois effets :
• Augmentation de la viscosité de la solution facilitant le transfert de la solution de mouillage depuis le bac de mouillage jusqu’à la plaque.
• Diminution de la tension interfaciale eau/encre, i.e. de la répulsion naturelle entre ces deux corps. Ceci accélère la prise d’eau lors de la mise en route du processus offset et la balance eau/encre se stabilise plus rapidement.
• Diminution de la tension superficielle eau/plaque : cet effet s’ajoute à celui de l’additif de mouillage et permet de réduire le débit du mouillage.

Le dosage volumique de l’alcool isopropylique ne doit pas excéder 12 % : au-delà, la balance eau/encre est déséquilibrée et l’émulsion n’est plus contrôlable (une tension interfaciale trop basse entraîne une émulsion excessive).
 
A savoir...
De plus en plus d’imprimeurs tendent vers l’utilisation de solution de mouillage sans alcool isopropylique. Ce dernier est un Composé Organique Volatil (COV), toxique pour l’homme et néfaste pour l’environnement.
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Voir « L’impression sans alcool ».
 
La température

Une réfrigération est obtenue par un système de régulation de température qui permet de compenser les variations dues au roulage sur la presse et aux variations de conditions climatiques de l’atelier. Elle a pour but de :
• réduire l’évaporation de l’alcool (toxicité, coût),
• stabiliser la viscosité de la solution de mouillage permettant de réguler le débit d’eau,
• réduire la prolifération des algues et bactéries,
• réduire la tendance au voilage.

La conductivité

La conductivité permet de mesurer les charges électriques transportées dans la solution de mouillage. Elle s’exprime en micro-siemens par centimètre (μS/cm).
La conductivité augmente avec la quantité d’additif, ce qui permet de connaître avec précision son dosage.

Il n’y a pas de valeur optimale de conductivité : elle peut varier d’une solution de mouillage à l’autre. La conductivité n’est qu’un moyen de mesure du dosage de l’additif de mouillage.

Les effets de protection

La solution de mouillage joue un rôle protecteur au niveau des plaques et de la machine :
• les substances colloïdales (la gomme arabique en est l’exemple le plus connu) apportées par l’additif de mouillage assurent une protection de la plaque lors des arrêts machine et lors de l’impression (évacuation des poussières de papier notamment),
• la solution de mouillage lubrifie le blanchet dont la durée de vie est prolongée,
• la solution de mouillage contient des inhibiteurs de corrosion qui limitent les risques de corrosion des parties métalliques de la presse,
• la plupart des additifs de mouillage comportent des biocides qui évitent le développement de bactéries et de levures néfastes au bon fonctionnement de la machine (même s’il reste indispensable de nettoyer ces circuits périodiquement, avec un détergent pour circuits de mouillage).
 





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