INFO TECHNIQUE




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Supports et critères d’imprimabilité
Les différents supports

Les papiers et cartons

Sur les papiers et cartons (non couchés, couchés brillants, couchés mats), l’état de surface est caractérisé par le lissé.

Le lissé permet d’évaluer le degré de poli ou d’unisson d’un papier. Un papier possédant un fort lissé présente une surface uniforme. A l’inverse, un faible lissé est caractéristique d’une surface comportant de nombreuses aspérités et un aspect rugueux. Plus un papier sera lisse, meilleur sera son imprimabilité.

Les papiers subissent différents traitements qui permettent d’obtenir une surface plus ou moins lisse :
• des finitions mécaniques : lissage, calandrage,
• des finitions par enduction : surfaçage, couchage.

Les supports synthétiques
Les supports synthétiques les plus couramment utilisés sont le polyéthylène, le polypropylène, le polyester, le PVC ou vinyle, le polycarbonate…

Les supports synthétiques sont caractérisés essentiellement par leur énergie de surface : les relations entre la surface solide des supports et l’élément liquide (l’encre ou le vernis) sont définies par l’évaluation de l’énergie de surface du support et de la tension superficielle du liquide. Ces deux énergies se mesurent en dynes/cm et sont des caractéristiques physiques qui permettent de quantifier l’affinité du liquide pour le support solide. Il existe des moyens simples pour mesurer l’énergie de surface d’un support tel que des crayons type feutres Shermann.
Pour obtenir une bonne imprimabilité, il est nécessaire que l’encre et le support à imprimer aient des niveaux de tension et d’énergie de surface compatibles.
L’encre doit avoir une tension superficielle inférieure à l’énergie de surface du support.


La détermination de l’énergie de surface est donc très importante pour garantir la qualité de l’impression.


A savoir...
Une bonne imprimabilité nécessite une énergie de surface comprise entre 38 et 45 dynes/cm en fonction des supports et du type d’encre utilisée.

 
Les calques, couchés chrome ou sulfurisés sont considérés comme supports fermés.
Le cas des supports métallisés et métalliques est également à considérer séparément.


Les critères d‘imprimabilité

Deux principaux critères influencent l’imprimabilité : la nature du support – caractérisée par la porosité – et son état de surface.

La porosité

La porosité induit la notion de perméabilité et donc d’imprimabilité. Elle détermine la capacité d’absorption des encres et des vernis par le support. La porosité résulte à la fois de la taille et du nombre de pores que présente la surface.

Elle permet de distinguer 5 catégories de supports :
• papiers non couchés,
• papiers couchés brillants,
• papiers couchés mats,
• cartons,
• supports synthétiques et fermés.

Les papiers non couchés sont macroporeux, les papiers couchés et cartons sont micro-poreux.

Les supports synthétiques et fermés sont non poreux ou très faiblement micro-poreux.

Les papiers non couchés sont macro-poreux, les papiers couchés et cartons sont
micro-poreux.
Les supports synthétiques et fermés sont non poreux ou très faiblement micro-poreux.

L’état de surface

L’état de surface d’un support peut être caractérisé par différents paramètres tels que le lissé, la rugosité, l’énergie de surface, la propreté (absence d’impureté, graisse, cire)... Un grand nombre de traitements permettent de modifier ou de préparer l’état de surface d’un support afin de le rendre imprimable (en particulier pour les supports synthétiques).
 
A savoir...
Différents traitements permettent de modifier l’énergie de surface ou l’état de surface du support :

• Traitement électrique « Corona »
 :
Une électrode, reliée à un générateur à haute tension alternative (13 à 15000 volts) et haute fréquence, émet une décharge électrique sous forme d’étincelles bleues avec émission d’ozone. Le support à traiter défile sous l’électrode à une distance de quelques millimètres et sa surface est modifiée à la fois physiquement et chimiquement. Ce traitement permet d’augmenter l’énergie de surface du support (par oxydation) et génère une micro-porosité, améliorant l’accroche et de ce fait l’imprimabilité. Les machines intègrent aujourd’hui le traitement CORONA en ligne.

Il est cependant à noter qu’un traitement trop puissant peut provoquer une fragilisation du support voire une destruction de la couche superficielle. Cela entraîne une mauvaise adhérence du film d’encre et des problèmes de blocking en bobine.

La durée de vie du traitement CORONA est limitée dans le temps
 : l’énergie de surface diminue inévitablement dans le temps pour revenir à son niveau initial.

• Primaire d’adhérence :
L’énergie de surface devient celle du film de primaire déposé. Il est composé de polymères dissous à faible pourcentage dans un solvant. Le polypropylène, le polyester et certains supports métallisés peuvent recevoir un traitement à l’aide d’un primaire d’adhérence. Cette solution offre l’avantage de ne pas fragiliser le support.

Enduction / prélaquage :
L’enduction (topcoat) consiste à appliquer une couche de vernis sur une ou deux faces d’un support, afin d’en modifier l’état de surface. L’enduction est généralement effectuée par les fabricants de supports et se fait à l’aide de polymères en émulsion (acrylique, PVDC etc…). Le dépôt peut, dans certains cas, être très important, jusqu’à 6-7 g/m2.

Le prélaquage est réalisé à l’aide de vernis (eau ou solvant) et peut être effectué par le fabricant de support ou par l’imprimeur. Le dépôt atteint 1 à 2 g/m2.
La surface à imprimer se trouvant recouverte, il est important de connaître la nature chimique de l’enduction ou du prélaquage (cellulosique, acrylique…) pour optimiser l’imprimabilité.
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