Qualité Sécurité Environnement




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Déchets d’encres / déchets d’emballages
Aujourd’hui, la prise en compte de l’environnement s’inscrit à tous les niveaux de la chaîne de consommation. Elle se situe de la fabrication du produit à son utilisation puis à son élimination ainsi que celle de son emballage.
Au travers de ce chapitre, nous vous proposons de mieux appréhender les points relatifs aux déchets dans lesquels l’encre ou le vernis est un constituant :


1. Les textes législatifs
2. Les déchets d’encres et vernis
3. Les déchets d’emballages d’encres et vernis
4. Les déchets d’emballage imprimé


1. Les textes législatifs

Différents textes législatifs, nationaux ou communautaires, régissent les déchets. Le premier texte est la Directive Européenne 97/138/CE de février 1997 sur les déchets d’emballage. Cette directive s’appuie elle-même sur la Directive Européenne 94/62/CE relative aux emballages et aux déchets d’emballage. Les exigences essentielles de cette dernière directive portent sur la teneur en métaux lourds de l’emballage ou de ses éléments.
Quatre métaux lourds sont, aujourd’hui, considérés comme ayant un impact dangereux sur le milieu naturel. Leurs dérivés métalliques, susceptibles d’être présents dans une encre, sont donc concernés. Il s’agit du plomb, du cadmium, du mercure et du chrome hexavalent. La somme de ces 4 éléments ne doit pas dépasser, pour un emballage, les teneurs suivantes :
• 600 ppm en poids application 30/06/1998,
• 250 ppm en poids application 30/06/1999,
• 100 ppm en poids application 30/06/2001.

En fait, seuls les pigments de plomb dont l’utilisation s’est fortement restreinte et a complètement disparu pour les encres destinées à l’emballage et aux magazines, génèrent une teneur au-delà de ces seuils. Les autres dérivés rencontrés correspondent aux impuretés des produits industriels et ceci en quantité infinitésimale.


Plus récemment, le Décret Français n°98-638 du 20 juillet 1998 est venu corroborer ces directives européennes, en intégrant le caractère réutilisable ou valorisable de l’emballage. Par rapport à ce décret, les encres sont concernées au titre de l’article 3 sur la conception de l’emballage et sa valorisation et de l’article 4 qui porte sur la teneur en métaux lourds précédemment énoncés.

L’encre, dans la majorité des cas, répond à ces exigences, après attestation par son fabricant, en terme de :
• valorisation énergétique,
• respect des teneurs en métaux lourds.


En fonction de leurs propriétés de danger et des risques liés à leur élimination, nous pouvons classer les déchets en trois catégories :
• les déchets spéciaux,
• les déchets ménagers et assimilés,
• les déchets inertes.


Cette classification provient de la Directive Européenne 91/689/CE du 12 décembre 1991.

2. Les déchets d’encres et vernis

Les déchets d’encres sont considérés comme des déchets spéciaux. Ils doivent donc être éliminés en respectant la réglementation. La politique française précise que les déchets non traités ne pourront plus être admis en décharge de classe 1. Dans le cas des encres, cela oblige à un prétraitement qui correspond essentiellement à une incinération.


3. Les déchets d’emballages d’encres et vernis


Comme évoqué précédemment, toutes les décharges devront être fermées à terme sauf celles accueillant des déchets “ultimes”, c’est-à-dire indestructibles. Dès lors l’emballage souillé, s’il ne peut être totalement nettoyé, est un déchet.
Il est donc nécessaire de trier les déchets afin de diminuer les coûts de l’élimination (le prix d’élimination d’un déchet spécial est plus élevé que celui d’un déchet banal) et de respecter la législation.
La SOGEFI (Société de Gestion de la FIPEC) a établi, en 1992, un guide des Déchets Industriels Peintures et Encres. Sur la base de ces travaux, la FIPEC a proposé une classification de ces emballages et les solutions de traitement retenues sur la base des caractéristiques « contenant / contenu » du déchet et du risque généré. Cette classification répond à l’obligation de tri « souillé / non souillé » basée sur 2 critères :
• le classement de la préparation contenue,
• le nettoyage de l’emballage et la quantité de résidu présente.


Vous trouverez ci-après cette classification et des conseils spécifiques aux imprimeurs afin de transformer un déchet spécial en déchet banal. L’élimination des emballages sera facilitée par un nettoyage préalable fait avec soin. L’emballage ainsi nettoyé devient un déchet banal.
Emballages ayant contenu des encres liquides
(généralement utilisées avec un solvant d’allongement)

Le rinçage de l’emballage avec une partie du solvant d’allongement, conduit à un emballage quasi-propre et représente une économie. Ceci n’altère en rien sa qualité. Le mode opératoire est le suivant :
• agiter le solvant dans l’emballage,
• placer l’emballage sur un berceau, ouverture en bas, jusqu’à égouttage complet,
• procéder à plusieurs rinçages plutôt qu’à un grand,
• ne jamais refermer les emballages (danger dû aux vapeurs de solvants dans un emballage vide),
• ne compacter que des emballages non hermétiquement fermés,
• séparer les emballages métalliques des emballages plastiques.


Consulter la Fiche de Données de Sécurité pour prendre connaissance des précautions particulières éventuelles.

Emballages ayant contenu des encres ”grasses” oxydables
Racler soigneusement à la spatule puis laisser sécher à l’air. La pellicule résiduelle sèche et adhérente est de même nature que celle d’une impression.
Emballages ayant contenu des encres grasses ne séchant pas par oxydation ou des encres UV

Rincer soigneusement puis essuyer l’emballage.

Opérations nécessaires et suffisantes pour considérer qu’un emballage est un déchet industriel banal :
 
Vidange soignée
Rinçage avec le solvant d’allongement et séchage
Essuyage ou rinçage
Encres liquides
 
Encres oxydables
 
 
Encres grasses non oxydables
 
EMBALLAGES de TRANSPORT non souillés 
Valorisation envisageable
 
Classe du déchet
Code
Réemploi
Rénovation
Recyclage matériau
Incinération
Décharge
Palettes bois
 
C870
Oui
Oui
Oui
Oui
Non à terme
Boîtes carton
 
C860
Oui
Oui
Films plastique
 
C830
 
Oui
 
EMBALLAGES PRIMAIRES vidés, égouttés et séchés
Valorisation envisageable
 
Classe du déchet
Code
Réemploi
Rénovation
Recyclage matériau
Incinération
Décharge
Cas général
BANAL
C810 métal
Oui
(fûts métalliques)
Oui (métal)
Oui
Non à terme
Produit étiqueté F,F+,T ou Xn à cause de son extrait sec, emballage rincé
BANAL
C830 plastique
Rarement (fûts plastique)
Quelquefois (plastiques)
Oui
Non à terme
Produit étiqueté F,F+,T ou Xn à cause de son extrait sec, emballage non rincé
SPECIAL
C305 ou code du produit contenu
Rarement (fûts plastique)
Quelquefois (plastiques)
Oui
Interdit
 
EMBALLAGES souillés
Valorisation envisageable
 
Classe du déchet
Code
Réemploi
Rénovation
Recyclage matériau
Incinération
Décharge
Emballages souillés par résidus solides, liquides, pâteux ou en poudre
SPECIAL
C305 ou code du produit contenu
Oui (fûts métalliques) après décontamination (à voir au cas par cas)
Oui (métal)
Oui
Interdit
 
 4. Les déchets d’emballages imprimés

Le recyclage de l’emballage imprimé impose la récupération de la matière afin de fabriquer un nouveau matériau. La majorité des récupérateurs de papiers et cartons imprimés recyclent directement les produits imprimés et obtiennent des papiers ou cartons teintés de qualité “moyenne”.
Afin d’améliorer cette qualité, le désencrage des emballages imprimés est évoqué. Cependant, les techniques de désencrage sont plus ou moins complexes en fonction du type d’encres Offset, Flexo et UV. Par ailleurs, certaines de ces techniques sont fortement consommatrices d’énergie. Les boues d’encres récupérées ne peuvent être qu’incinérées. Enfin, les qualités des supports désencrés restent en deçà des supports standards. Le recyclage de l’emballage est donc aujourd’hui un axe primordial de la protection de l’environnement. Les législations européennes et nationales évoluent. Les renseignements que nous fournissons au travers de cet article sont donc également susceptibles d’évoluer.

Dès qu’une question relative à l’environnement se pose, nous vous conseillons de nous contacter ou de contacter la DRIRE (Direction Régionale de l’Industrie, de la Recherche et de l’Environnement) de votre région (située à la préfecture).
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